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« Identité numérique » ou « réputation numérique » ?

Rédigé par Gérald Niel - - 1 commentaire

Pour un de mes premiers billets, une réflexion sur les traces que nous laissons volontairement ou non sur la toile en reprenant le titre d'un des billets d'un de mes premiers « follower » (ou plutôt « suiveur ») sur Twitter.
C'est aussi une réponse à son interrogation : faut-il ou non protéger ses « twitts » ?

L'intro du dino...

Ayant récemment découvert Twitter, fort tardivement d'ailleurs, c'est au fil des publications de mes premiers abonnements que le hasard m'a mené plusieurs fois sur des billets ou articles à propos de l'« identité numérique ».
Suis-je déjà un « dino » pour m'étonner de croiser de telles interrogations ? Ai-je en fait déjà inconsciemment eu moi-même cette réflexion ou ai-je la chance d'avoir compris les enjeux de la communication publique sur le net ?... Ma foi c'est très probablement un mélange de tout ça.

J'ai découvert cette grande agora qu'est le net avec les forums de discussions Usenet à l'époque où l'idée même de pouvoir bénéficier d'une connexion permanente était un rêve réservé à une poignée de privilégiés dont j'ai par chance très rapidement fait partie. De fait je dois en effet être un dino.
Pourtant à l'époque je publiais déjà sur ces espaces publics que sont les forums de discussions Usenet, et déjà à l'époque je savais que ces publications seraient archivées et j'ai assumé mon identité en n'utilisant pas de pseudo alors que c'était l'usage. J'ai toujours essayé de publier des articles pouvant être utile à d'autres. Car j'ai probablement vite saisi le formidable outil d'échange de savoir que j'avais entre les mains. Et j'ai très vite compris que l'image que mes lecteurs se ferait de moi-même serait intiment liée au contenu et au style de mes publications. En tout humilité évidement, surtout que je n'ai pas eu la chance de poursuivre d'études supérieures ayant été la victime d'un système éducatif inadapté à mes attentes bien que je fut un élève très brillant. J'ai tout plaqué avant le Bac (E et S à l'époque) pour aller faire le saltimbanque et le régisseur sur les planches et dans les cintres des théâtres. Mais du coup j'ai d'énormes lacunes en orthographe et ressent parfois le manque de culture générale me permettant d'étayer et d'argumenter mon propos. Ceci étant je n'en ai jamais eu honte !
Mais je m'égare...

Donc qu'est ce que l'« identité numérique » ou la  « réputation numérique » ?

Je comprend que les enseignants se posent la question. Et c'est même heureux puisque ce sont eux qui éduquent, forment et  « forgent » nos enfants. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dissocier l'image que l'on peut donner sur ce que je vais appeler l'espace numérique, dans le mon virtuel caché derrière l'écran et la vrai vie (ou IRL), c'est à dire ce que l'on est en société. Car pour nos enfants, et nous même d'ailleurs, tout ceci est indissociable et interconnecté. Notre personnalité est ce que nous sommes en société et est l'image que nous donnons à nos différents interlocuteurs qu'ils soient fait de chair et d'os en face ou a coté de nous ou derrière un écran en train de lire nos écrits. Ce sont parfois les mêmes. Et de même qu'on ne se comporte pas de la même façon selon les différents contextes de la vie quotidienne il en va de même pour les traces que nous laissons sur les forums, blogs ou sur les différents réseaux sociaux.
À la différence fondamentale que la réminiscence de nos actions « IRL » va avoir une durée plus ou moins variable mais certainement pas éternelle. Celle de nos écrits sur « la Toile » va très probablement nous survivre pendant un long moment.
« Ma vie, mon œuvre », voilà qui pourrait être un beau résumé. Et c'est ce qui devrait être en permanence à notre esprit lorsque nous publions dans n'importe quel espace public de ce vaste réseau mondial qu'est devenu internet.
Nos voisins, nos amis, nos enfants, nos parents, les quidams, nos employeurs... tout le monde a accès à ce que nous écrivons. Comme nous prenons garde ou non à ce que nous faisons dans la vie, il faut prendre garde (ou non) à ce que nous publions et allons laisser en héritage à nos générations futures.
Il est à mon avis en tout cas illusoire d'espérer annuler ou cacher quoi-que ce soit, il faudra accepter et assumer toute les traces que nous aurons laissé sur les espaces publics.

Et comme on tourne sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, on devrait y réfléchir à deux fois avant d'appuyer sur [Enter]... est ce que ce que j'ai à dire est vraiment important et pertinent ?...

En tout cas nous avons là un merveilleux espace de liberté et d'expression, ne le gâchons pas et ne le laissons pas gâcher.

1 commentaire

#1 Marianne a dit :

Bonjour Gérald,
je voulais vous remercier pour votre article, fort intéressant d'ailleurs. Etant moi même adepte des réseaux sociaux comme Twitter, je partage le même avis que vous. Personnellement je ne vois pas adopter une autre personnalité que la mienne en ligne.
Il est vrai qu'avec la banalisation des moyens de communication, certains ont tendance à se laisser prendre au jeu de tout publier en ligne, même les petits détails insignifiants. L'auto-censure est la meilleure méthode à adopter si l'on ne souhaite pas regretter ce qu'on a mis en ligne.

Marianne

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